4 facteurs qui ont un vrai impact sur le risque routier

Il y a 2 semaines, j’ai suivi un stage de conduite avec pour objectif de me sensibiliser à une conduite plus juste et à une meilleure prévention du risque routier. J’ai pu échanger avec plusieurs formateurs et ils étaient unanimes sur la mesure de Juillet dernier : Pour eux cette mesure gouvernementale  de passer de 90 km/h à 80 km / h est par essence, tout simplement inefficace.

Si des formateurs qui ont pour mission quotidienne de dispenser un message de sécurité routière sont aussi sceptiques sur l’application de cette loi. C’est à mon sens qu’il y a forcément un dysfonctionnement quelque part. Je me suis donc interrogé sur les facteurs qui influenceraient réellement les usagers de la route à appliquer plus de sécurité routière dans leurs déplacements au volant.

Pour rappel, en 2017, plus de 3400 personnes sont décédées dans des accidents de la route, selon le site web de la sécurité routière. Les trois principales causes de décès sur les routes étaient la vitesse excessive ou inadaptée, la consommation d’alcool, le non-respect des règles de priorité.

Des compétences professionnelles de conduite

Et en tant que chargé de Sécurité au Travail, vous jouez aussi un rôle dans la gestion du risque routier de vos salariés. Des millions d’employés conduisent dans le cadre de leur travail. Certains sont des chauffeurs formés professionnellement, mais beaucoup ne le sont pas. Et si un emploi ne requiert pas principalement de compétences de conduite. Naturellement l’employé n’appliquera pas la même gestion de la sécurité routière que des conducteurs professionnels.

Vous pouvez aider tous les employés de votre entreprise à être plus prudents par la compréhension et l’anticipation les facteurs externes qui peuvent influencer la sécurité sur la route. Ces facteurs externes peuvent être assez communs comme le mauvais temps. Mais nous sommes probablement moins conscients de nos tendances psychologiques internes qui nous affectent au volant. Car ces tendances ont une incidence sur nos capacités à conduire avec des facultés affaiblies, à accélérer ou à se permettre des distractions au volant.

Voici quatre facteurs psychologiques qui ont une vraie incidence sur la sécurité routière des employés de votre entreprise :

1. La conscience des risques

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Certains conducteurs reconnaissent et se souviennent de presque tous les détails qu’ils rencontrent dans leur environnement immédiat. Et ils peuvent réagir à quelque chose dans leur champ de vision. Ces éléments sont variés comme les feux tricolores, les panneaux routiers, la circulation ou bien le marquage au sol. Néanmoins la majorité des conducteurs ne remarquera pas les voitures sur l’autre voie ou ne sera pas capables de réagir rapidement. Le temps moyen de réaction à un stimulus visuel est de 0,75 secondes. Ainsi, par définition, environ la moitié de la population réagira plus lentement. La vitesse du véhicule est effectivement un facteur déterminant. A 30km/h, la distance de réaction est de 12 mètres, à 50 km/h, elle est de 21 mètres, à 80 km/h elle est de à 90 km/h de 38 mètres, à 110 km/h de 46 mètres et à 130 km/h de 54 mètres.

Mais le temps de réaction à un stimuli est tout autant important. Car vous pouvez constater à quel point une très petite différence interpersonnelle dans la capacité à percevoir des objets dans votre champ de vision peut faire la différence entre un accident ou un quasi-accident. Pour être plus efficaces, concentrez-vous donc sur cette conscience du risque de vos employés en appliquant ce type d’actions :

  • Réaliser un diagnostic comportemental : pour déterminer si les employés ont tendance ou non à être moins conscients dans des situations comme la conduite.
  • Organiser des jeux de sensibilisation qui feront prendre conscience à vos collègues qu’ils moins susceptibles de remarquer des détails dans leur environnement. Les jeux devront amener vos salariés à faire un effort supplémentaire pour :
    • Se concentrer sur la tâche à accomplir
    • Ignorer les distractions
    • Se préparer à des facteurs externes imprévus (comme un arbre tombé ou un véhicule s’arrêtant soudainement devant eux.)

2. Le contrôle de ses émotions

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Certaines personnes peuvent être plus frustrées, agitées ou stressées que d’autres. Le contrôle émotionnel est l’un des traits de personnalité les plus connus de la psychologie. Il est prouvé que les personnes qui ont un faible contrôle de leurs émotions ont aussi tendance à se blesser plus souvent. Il n’est pas difficile d’imaginer que certaines personnes seront dans un état mental agité beaucoup plus souvent et plus rapidement que d’autres. C’est même ce qui les amènera à adopter des comportements de conduite plus risqués.

Ainsi, si une personne dont le contrôle émotionnel est insuffisant se heurte à un facteur externe tel que les bouchons dans les heures de pointe. Avec en plus la non-prise en compte des conditions climatiques dégradées (pluie, neige, …) résultera en un risque d’accident beaucoup plus élevé. Si l’on a tendance à être frustré ou agité facilement, des mesures peuvent vous aider. Par exemple changer ses rythmes de travail (horaires d’arrivée et de départ) pour éviter ces fameuses heures pointe diminuera drastiquement un stress lié à la conduite beaucoup moins élevé.

3. Le Respect des règles

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Les comportements respectueux des règles sont en partie des traits de personnalité tels que la conscience professionnelle et le besoin de structure. Ainsi, certaines personnes ont tendance à respecter naturellement les règles et la culture de l’entreprise. de l’autre côté, ils existent aussi des profils de personnes qui ont moins tendance à considérer, à accepter puis respecter les directives générales et les règles établies.

Les personnes qui sont naturellement moins enclines à suivre des règles auront mécaniquement un risque accru d’accident lorsqu’elles sont confrontées à des facteurs externes. Ces facteurs s’apparentent pour eux à des règles à respecter dans des situations particulières. Or ces zones de risques routiers peuvent être très communes comme des chutes de neige ou une zone de travaux routiers.

Lancez des enquêtes anonymes pour mieux comprendre les tendances des employés à ne pas suivre les règles.

Votre compréhension de ces aspects comportementaux vous permettra d’aiguiller votre discours et ensuite de continuer par un coaching spécifique pour amener à comprendre comme le respect des règles peut faire la différence entre la vie et la mort.

Un petit conseil pour cibler votre coaching spécifique sur le respect des règles, prioriser les dirigeants avant les employés, vous trouverez la population qui vous intéresse ;).

4. L’Attention au volant

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Nous sommes tous différents en ce qui concerne notre acceptation du risque avec et le degré avec lequel nous sommes à l’aise. Cette acceptation évolue suivant notre état et les circonstances de la situation. Prenons par exemple, une personne qui est très à l’aise à l’aise. Elle qui estime gérer régulièrement les risques, notamment le risque routier. Elle sera donc plus susceptible de parler ou de téléphoner au volant. De plus, il est probable que la combinaison simultanée de deux facteurs importants peut entrainer un accident grave. Si vous trouvez que vos employés sont très ou trop à l’aise avec la prise de des risques. Alors rappelez-leur qu’ils ne se mettent pas seulement en danger. Mais aussi qu’ils impliquent leurs collègues ainsi que les autres conducteurs et piétons.

En conclusion

Malheureusement, parfois des facteurs internes et externes peuvent se produire au même moment. Ce qui complexifie la situation de conduite à analyser, et a un impact supplémentaire sur la sécurité routière. L’attention et l’analyse des risques est un facteur déterminant. Faire des progrès sur ces deux compétences passe forcément par la pratique. Envoyez donc en stage de formation à la conduite vos salariés concernés par ce risque routier. Ce type de formation donnera également lieu à une évaluation des profils. Il permettra aisément d’identifier ceux qui sont les plus à risques. Ces formations sont des révélateurs pour les personnes qui conduisent depuis plusieurs années. Car souvent ils ont pris de mauvaises habitudes. Les conducteurs peuvent pendant cette formation en apprennent sur la route mais surtout ils en apprennent sur eux même. Ils seront plus conscients de leurs façons d’analyser les risques au volant. Et bien que nous ne puissions pas agir sur tous les facteurs externes, nous le pouvons sur certains d’entre eux. Comme apprendre à connaître ses propres tendances psychologiques permet aux conducteurs d’être mieux préparés à éviter les anticiper. Il faut pour cela analyser puis éviter ces facteurs externes.

Et vous ? Que pensez-vous de cette mesure et de son efficacité réelle ?
Je vous laisse me répondre dans la section des commentaires en dessous.

 

2 réponses

  1. gervaix dit :

    Pour moi cette mesure est inefficace…il suffit de faire quelques calculs d’après les chiffres du ministère de l’interieur. vous prenez le nombre d’accident de véhicules particuliers, sur les routes secondaires, dont la cause (souvent multiple d’ailleurs, comme pour la plupart des accidents) retenue est la vitesse….on obtient environ 350 morts en véhicule particulier dont la cause serait la vitesse….sur ces 350 combien respectaient déjà la limitation initiale…probablement peu. Combien respecteront le 80 kmh.
    De meme sur ces 350 décès….Qui nous dit que de passer d’un 90kmh (non respecté en partie) à 80 kmh réduire notablement la mortalité…à peu près rien, on sait juste que l’énergie cinétique sera moins forte…..

    La vitesse doit être adaptée au cas par cas….une double voie en ligne droite tient facilement un 110…une route de campagne avec peu de visibilité, 80 kmh c’est parfois bien trop vite.

  2. […] d’entre nous préfèrent naturellement conduire vite alors que d’autres préfèrent une circulation en dessous des limites de vitesse. Certaines personnes remarquent chaque petit panneau, chaque bâtiment et chaque repère […]

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