Prévention des troubles musculo-squelettiques au travail

Ils passent souvent inaperçus mais sont pourtant responsables de bons nombres d’accidents du travail et arrêts maladie, on parle des troubles musculo-squelettiques.

Nous allons donc voir en détail ce qu’est un trouble musculo-squelettique et quels sont les facteurs liés au travail.

Définition de troubles musculo-squelettiques

Les troubles musculo-squelettiques ou TMS sont des blessures et des troubles qui affectent les mouvements du corps humain ou le système musculo-squelettique (muscles, tendons, ligaments, nerfs, disques, vaisseaux sanguins, etc.).

Les troubles musculo-squelettiques courants incluent :

  • Syndrome du canal carpien
  • Tendinite
  • Entorse ligamentaire
  • Tension du cou
  • Tendinite de la coiffe des rotateurs
  • Épicondylite
  • Syndrome du tunnel radial
  • Syndrome de De Quervain
  • Hernie discale
  • et beaucoup plus.

Facteurs de risque liés au travail

La conception du lieu de travail joue un rôle crucial dans le développement d’un TMS.

Lorsqu’un travailleur est invité à effectuer un travail qui dépasse les capacités et les limites de son corps, on lui demande de mettre en danger son système musculo-squelettique. 

Dans ces situations, une évaluation objective de la conception du poste de travail est nécessaire.

Elle nous indique que le système de récupération du travailleur ne sera pas en mesure de faire face à la fatigue provoquée par l’exécution du travail. 

L’évaluation nous dira que des facteurs de risque ergonomiques sont présents et que le travailleur risque de développer un déséquilibre musculo-squelettique.

Il existe trois principaux facteurs de risque ergonomiques :

  • Haute répétition de tâches : De nombreuses tâches et cycles de travail sont par nature répétitifs. Ils sont souvent contrôlés par des objectifs de production et des processus de travail horaires ou journaliers. La répétition élevée de tâches, lorsqu’elle est combinée à d’autres facteurs de risque, tels qu’une force élevée et / ou des postures inconfortables, peut contribuer à la formation de TMS. Un travail est considéré comme très répétitif si le temps de cycle est de 30 secondes ou moins.
  • Efforts : De nombreuses tâches exigent une force élevée sur le corps humain. L’effort musculaire augmente en réponse à des exigences de force élevées, ce qui augmente la fatigue associée pouvant conduire à un TMS.
  • Postures inconfortables répétitives ou soutenues : Les postures contraignantes exercent une force excessive sur les articulations et surchargent les muscles et les tendons autour de l’articulation concernée. 

L’exposition à ces facteurs de risque sur le lieu de travail met les travailleurs à un niveau plus élevé de risque de TMS. 

C’est du bon sens : la répétition de tâches ardues, les efforts et les postures inconfortables répétitives / prolongées fatiguent le corps du travailleur au-delà de sa capacité de récupération.

Cela entraîne un déséquilibre musculo-squelettique et éventuellement un TMS. Sans oublier qu’un stress peut apparaître ne faisant qu’aggraver l’état de santé de l’employé.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

fringilla dolor venenatis non luctus tempus vel, quis, felis
Tweetez
Partagez
Partagez12